10/05/2016

Comment c'est bien


L'article d'aujourd'hui ne parlera pas de jeux vidéo, mais d'une oeuvre cinémato-musicale que j'ai vu récemment et qui, si sur le coup ne m'a pas marqué, commence à le faire avec le temps.

Je parle ici du triptyque "Orelsan & Gringe sont les Casseurs Flowteurs", "Comment c'est loin" (film et B.O.

Petite chronologie explicative pour commencer :

"Orelsan & Gringe sont les Casseurs Flotteurs" est le premier album du duo qui se découpe heure par heure où on suit l'évolution de ce duo de bras cassés qui doivent, sous la pression de leurs producteurs Skread et Ablaye, sortir un single sous peine de se voir éjecter du rap game. Chaque morceau est donc précédé (sur la tracklist) d'un horaire afin de suivre leur parcours, jusqu'à la délivrance finale.

"Comment c'est loin" est leur premier film qui part de ce postulat : Orel et Gringe sont deux trentenaires grandeurs qui vivent dans une maison à Caen dont le loyer est payé par Skread et Ablaye. Ils ont été repérés il y a cinq années de ça lors d'un freestyle péchu sur une radio locale et depuis sont en attente de l'illumination divine pour sortir un single.

Orel bosse la nuit à l'accueil d'un hôtel et Gringe vit aux crochets de son pote, vient squatter de temps en temps une piaule avec une minette de passage, et tape dans la caisse pour aller aux putes. Jusqu'au jour où Skread les menace d'expulsion si ils ne pondent pas un putain de single en 24h.



"SI C'ÉTAIT SI FACILE, TOUT LE MONDE LE FERAIT"

Être un vrai faux glandeur est plus difficile qu'il n'y paraît. Au-delà de leur apparente nonchalance, Orel et Gringe me donnent l'impression d'être de sacrés bosseurs. Le monde tu travail "ordinaire" n'est pas fait pour eux, Gringe le dit très bien dans le film, et leurs albums font souvent état de ça : les gens passent leur temps à leur dire qu'ils n'arriveront à rien. La société leur fait comprendre qu'ils sont en marge, inutile, "inachevés" pour reprendre le titre qui clôt la BO du film et celui-ci. Sauf que voilà, à force de passer pour des glandus, ils ont réussi à sortir un film frais, drôle, qui arrive à mettre en image les doutes qui peuvent parsemer l'esprit des jeunes trentenaires.

Qu'est-ce que j'ai fais de ma vie ? Hier encore j'avais 20 ans et aujourd'hui j'en ai 30. Où sont passées ces 10 années ? Pourquoi je dois travailler ? J'ai pas envie, ça m'emmerde, tout m'emmerde. Je veux rester dans mon canapé et jouer à la console. Me coucher à pas d'heure et pas avoir à me lever. Les Casseurs Flowteurs ont élevé ces interrogations et en ont fait des chansons, parfois pas très fines, remplies de références à la pop culture. Il suffit de voir leur clip "Ils sont cools" issus de l'album solo d'OrelSan, pour comprendre tout de suite que la génération Club Dorothée c'est eux, c'est nous.



J'ai pris grand plaisir à regarder ce film (deux fois) et à suivre les aventures de ces branleurs sympathiques qui, après 24h de galère, vont réussir à se sortir les doigts pour pondre le single tant attendu. Oui, je spoile comme un porc. Mais ce n'est pas ça l'important.

Le film est plein de personnages hauts en couleur, comme Deklo, le propriétaire de l'hôtel ou encore l'inconnu hébergé chez Orel et Gringe, qui donnent au film un cachet imparable et une gouaille certaine.


Au-delà des textes parfois racoleurs et des punchlines qui tâchent, le duo Orel/Gringe abat un travaille titanesque, à mille lieux de l'image que ceux qui les suivent de loin pourraient avoir d'eux. Doués pour le rap, pour la comédie et la réalisation, il y a fort à parier que les deux compères nous préparent de beaux projets pour l'avenir.

Au final je pense qu'il y a deux façons de voir ce film : la casual, on regarde deux blaireaux aller de râteaux en échecs avec quelques vannes graveleuses. Et celle un peu plus travaillée, qui fait se poser des (bonnes) questions et qui permettra à celles et ceux qui se sentent un peu paumés dans ce monde d'adultes, à y voir peut-être un peu plus clair et à ne pas baisser les bras.

10/03/2014

Assassin's Creed IV : Black Flag



Alors je sais ce que vous pensez peut-être, ce n'est pas du rétrogaming. On s'éloigne un peu du principe du blog mais le souci c'est que j'ai très peu de temps pour rédiger ces articles et pour jouer, du coup je vous parle de ce que je fais actuellement. Et, depuis Noël, je consacré minimum 5h par weekend à jouer à Black Flag. Et j'adore.

Oubliées les erreurs du III qui est, à mon sens, le pire épisode de la franchise à ce jour. Je pensais qu'on ne pouvait pas faire pire que "Revelations" avec ses phases en FPS, mais le III était vraiment pire. D'ailleurs tout comme un certain ami rédacteur pour un grand site de jeux vidéo, je pensais laisser tomber la saga. Et puis on m'a offert ce Black Flag, et j'ai dit pourquoi pas.

Lancer un jeu pour la première fois est assez spécial pour moi. La découverte de l'univers, du gameplay, de l'étendue de l'univers, les premiers pas... J'éprouve une affection particulière pour ces premiers instants. Et ceux de Black Flag, si ils ne sont pas exceptionnels, donnent tout de suite le ton.

Fini le domaine de chasse vaste à parcourir, ici l'océan est notre terrain de jeu. À bord du "Jackdaw", notre vaisseau, on va écumer la mer en allant de port en port et en coulant toute résistance sur notre passage. L'ambiance de la piraterie est extrêmement bien rendue et quand on lance le jeu pour se retrouver en mer, la sensation est extrêmement grisante.



Je ne vais pas m’appesantir sur le scénario, on retrouve le classique Assassins vs Templiers. Par contre j'aime beaucoup le héros, plutôt non conventionnel qui ne va jamais vraiment embrassé la cause des Assassins (en tout cas pas là où j'en suis) et va préférer œuvrer pour son bien être personnel et l'argent. Du coup ça donne des cut-scenes assez cocasses où, quand Ezio concluait par un solennel "Requiescat in Pace" l'assassinat d'un ennemi, Edward préférera un "crève charogne, où t'as planqué le trésor" de bon aloi.

Les activités secondaires sont également très sympas, que ce soit la plongée, le harponnage, c'est bien cool. Bon par contre, les coffres et fragments d'Animus disséminés au milieu de la mer c'est un peu chiant, d'autant que sur les petits bouts d'île où il est impossible de s'amarrer, il faut sauter à la baille et s'infliger quelques mètres de nage aller/retour. Pas terrible.

Mais bon, dans l'ensemble le jeu est bon, il est même très bon, et il m'en reste encore un bon quart à voir pour avoir les 100%. Je ne peux que vous le conseiller, pour moi c'est le meilleur depuis Assassin's Creed Brotherhood et rien que pour vivre la vie de pirate, ça vaut le coup !

03/03/2014

Lego La Grande Aventure - Le Jeu Vidéo

Et oui ! Comment passer à côté de ce nouveau jeu Lego pour le retour du blog ?? Alors oui, oui je sais qu'il y a aussi eu entre temps Lego Marvel Super Héros et j'y viendrais très bientôt. Mais là je veux parler de ce cas car je suis en plein dedans et le bilan n'est pas tout rose.

Alors tout d'abord pour ce qui est du scénario, voilà ce que j'en ai compris : Emmet est un Lego tout ce qu'il y a de plus banal, constructeur sur un chantier, heureux de sa petite vie. Sauf qu'un jour il tombe sur Cool-Tag, une jeune et jolie jeune fille qui lui annonce qu'il est le "Spécial" capable de lutter contre l'infâme Lord Business.

C'est banal, ça ressemble à Matrix, mais pourquoi pas ? Après tout, on a vu pire. Graphiquement le jeu s'en sort bien, je l'ai fait sur 360 comme en atteste la photo, mais on sent que le jeu bénéficie de certains effets visuels "next-gen" pas dégueu.

L'animation des persos est un peu différente de celle des autres jeux pour coller un peu à l'aspect "stop-motion" du film, et les cinématiques sont des extraits dudit film, et ça c'est chouette. La VF est très bien, je n'ai pas encore vu le film donc je ne saurais dire si ce sont les mêmes voix, mais c'est vraiment cool. Non l'emballage est vraiment bien, apte à séduire les joueurs de jeux Lego, de Lego tout court et les spectateurs du film. Mais le contenu hein, qu'en est-il ? Et bien c'est là qu'on a quelques petits soucis...


Alors tout d'abord le nombre de niveaux : là on est dans la normale, 15 niveaux, c'est la moyenne des jeux Lego. On retrouve les défauts des précédents jeux, c'est à dire que les niveaux sont excessivement longs. Ou trop courts. Il n'y a pas de juste milieu et c'est vraiment dommage !

Autre point négatif : le monde ouvert qui régnait sur la franchise depuis Lego DC Super Heroes disparaît en partie. Ici on a droit à des mini monde ouvert, un par univers. Ils sont au nombre de 4 : la ville, le far-west, le petit monde des nuages et le bâtiment Octan. Un cinquième monde "bonus" qui ne contient aucun niveau mais seulement des pièces est présent. Alors certes c'est sympa mais la liberté de mouvement est bridée, on sent que ça a été fait pour les plus petits qui risqueraient de se perdre dans un univers trop vaste.

Venons en à un autre point négatif : les collectibles. Ce sont tous les petits objets à ramasser dans et hors des niveaux afin d'obtenir les 100% de progression du jeu. Et c'est là que c'est le plus décevant au final, puisque par exemple, si Lego Marvel compte 250 briques dorées à ramasser, ce Lego Movie lui n'en demande que... 70 ! Et pareil pour ce qui est des personnages : le panel peut sembler impressionnant mais quand on a tout débloqué, on se rend compte qu'une pièce personnage = un costume pour un seul et même personnage. Ainsi Emmet, le héros du jeu, se décline en plus de 10 versions différentes pour aucune capacité supplémentaire. Décevant.

Pour conclure, Lego Movie n'est pas mauvais, loin s'en faut, mais on sent qu'il n'a pas été développé pour le même public que les jeux habituels. Plus court, plus facile (j'ai obtenu 100% et les 1000G en 4 jours), malgré quelques bonnes idées, je le recommande plutôt lorsque vous le trouverez moins cher, à environ 20€. Pour l'instant préférez lui Lego Marvel ou, si vous êtes patient, Lego Le Hobbit ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez.


24/02/2014

Datajeux, le retour.

Salut tout le monde ! Enfin, si y'en encore  des lecteurs... Oui je sais ça fait un bail que je n'ai rien écrit et pour cause : j'ai (re)trouvé du boulot. Vous me direz que c'est un mal pour un bien, et c'est vrai. Mais je me sentais un peu mal de laisser mon blog de côté après plus d'un an et + de 170 articles.

D'autant plus que ce blog, quelque part, fait sensation sur mon CV. Les recruteurs l'aiment bien et m'en parlent parfois plus souvent que mon expérience professionnel. Du coup, je ne veux pas le laisser tomber, je veux le reprendre et lui faire continuer sa vie.

Le seul souci c'est que je n'ai plus beaucoup de temps à moi. Du coup je ne pourrais pas maintenir le rythme d'un article tous les deux jours. Et j'en suis le premier désolé. Alors la solution que j'ai trouvé, c'est de faire un article par semaine. Ça laissera comme ça le temps à vous, chers amis, de prendre le temps de lire, pépères. Les articles sortiront normalement tous les lundi, à 7h.

Vous y retrouverez comme d'hab un jeu, rétro ou pas, avec mon avis et la fameuse rubrique "qu'est ce qui s'est passé ?". Ça va me permettre de trouver le temps de rédiger et aussi économiser un peu sur ma collection qui a été sérieusement entamée.

J'espère que vous serez toujours au rendez-vous, je vous dis à lundi prochain pour le début du comeback, et quand à l'identité du "premier" jeu, je n'ai qu'une chose à dire : tout est super génial !!

22/10/2013

Runaway : A Twist of Fate

Si Brian Basco avait adopté pour un look de surfeur pour le second épisode de ses aventures, ici c'est plus à un taulard que ressemble l'ex-étudiant en physique de Berkeley.

En effet le titre se montre sous un jour un peu plus mature et aborde des thèmes plus sombres que ses prédécesseurs. Brian est accusé du meurtre du colonel Kordsmeier, le bad guy despotique du deuxième jeu qui règnait sur Mala Island là où Gina avait atterrit. Malheureusement Brian est amnésique et avant de purger sa peine le tribunal l'envoi dans un institut spécialisé afin de vérifier si la perte de mémoire est feinte ou non.

Si le titre ne reprend pas directement là où le 2 s'arrête, avec toutes les questions en suspend, il va tout de même tâcher d'y répondre au fur et à mesure que l'intrigue se dévoile, tout en distillant de nouveaux mystères.


Le premier, assez rapidement élucidé, sera celui de la mort de Brian : en effet le jeu s'ouvre sur Gina assistant à l'enterrement de son cher et tendre ! Mais que s'est-il passé pour que Brian termine six pieds sous terre ? Dans un souci de préserver le suspens je vais taire les révélations et vous laisser le plaisir de la découverte.

Après la petite déception qu'était le second opus c'est un véritable plaisir de retrouver la Grande Aventure (oui, en majuscules) avec Brian et, pour la première fois en personnage jouable : Gina ! Un troisième personnage est brièvement jouable mais là aussi mieux vaut laisser la surprise aux joueurs !

De nouveaux personnages viennent agrandir la galerie des portraits du jeu, un système d'aide fait son apparition, les énigmes sont aussi barrées les unes que les autres... Bref, Pendulo nous a pondu un grand jeu, et personnellement j'adore !


20/10/2013

Runaway : The Dream of the Turtle

Après une avancée en fanfare sur le devant de la scène vidéoludique, et s'étant construit une fanbase plutôt solide, les petits gars de Pendulo Studios étaient attendus de pied ferme avec la suite des aventures de Brian et Gina dans la suite de Runaway. C'est donc avec la plus grande fébrilité que j'attendais ce jeu et que je le lançais. Mais avant de vous parler plus en détail du scénario et des nouveautés de ce jeu, laissez-moi vous conter mon expérience personnelle sur ce jeu.

Globalement j'ai apprécié le parcourir, j'avais tellement aimé le jeu original que je me replongeais avec une joie non-dissimulée dans cette suite. Mais quelle ne fut pas ma désagréable surprise lorsque, arrivé au 4/5ème du jeu, je me retrouve avec un beau plantage en bonne et dûe forme accompagné d'une disparition de ma sauvegarde. Merci beaucoup ! Complètement dégoûté par cette expérience j'ai délaissé le jeu pendant de nombreux mois, voire années, ne le reprenant qu'en apprenant la sortie prochaine de Runaway 3.

Ne voulant pas manquer la transition entre les deux jeux au niveau du scénario, je me replongeais donc dans l'aventure pour enfin la finir et tomber sur un final assez décevant, complètement surréaliste avec un cliffhanger mal amené mais qui laissait présager d'une suite complètement barrée.



Interlude mise à part, plongeons-nous dans l'intrigue de ce Runaway 2. Nous retrouvons Brian et Gina, follement amoureux en train de profiter de la vie sur une île paradisiaque, après avoir échappé aux mafieux du premier opus. Brian, qui a bien évolué au cours de la première aventure, a troqué son apparence d'étudiant coincé contre celle du surfeur décontracté et sûr de lui. Fini la raie sur le côté et les lunettes double foyer, et bienvenue les cheveux longs et les shorts fleuris !

Alors qu'ils s'apprêtaient à visiter une île en avion, le pilote décide soudainement de quitter notre monde et laisse nos deux héros dans la panade complète. Ne disposant que d'un parachute, Brian l'accroche à sa tendre avant de la balancer dans le vide puis tenter d'amortir au maximum sa chute dans la jungle.

Une fois sur la terre ferme Brian va entreprendre de retrouver Gina et va se heurter à des militaires qui ont investit l'île à la recherche d'un mystérieux objet... Si le titre reprend les mécaniques du premier opus, les personnages rencontrés sont eux moins barrés que ceux du premier. Les énigmes sont plus tordues et du coup on perd un peu en crédibilité lors de nos recherches de solution. Et on perd complètement pied lorsqu'on se rend compte que la présence d'extraterrestres, qui était un ressort comique du premier épisode, devient le pivot central de l'intrigue, plongeant celle-ci dans le surréalisme le plus total.

Heureusement que le troisième opus va tenter de remettre un peu le titre sur les rails de la normalité car ce second opus est en demi-teinte et reste pour moi le moins bon de la saga.


18/10/2013

Datajeux souffle sa première bougie

Aujourd'hui le blog a un an, un an d'articles et de souvenirs déjà ! Alors certes ma collection personnelle a été bien entamée pour rédiger tout ça mais je pense qu'il y a encore moyen de prolonger pour au moins un an !

En espérant que vous serez de plus en plus nombreux à lire ce que je fais, car je prends un réel plaisir à le faire.

Amis, inconnus ou juste amateurs de rétrogaming : je te kiff !



15/10/2013

Runaway : A Road Adventure

Délaissons quelques instants l'univers du survival-horror pour revenir à mes premières amours avec le point'n'click. J'ai toujours été plus dans la réflexion que dans l'action et je déplore fortement la présence minoritaire de jeux de réflexions faisant appel à nos neurones plutôt qu'à nos réflexes reptiliens nous commandant d'appuyer sur la gâchette dès qu'un ennemi passe dans le viseur.

Depuis la grande période Lucasarts des années 90 et la série des Monkey Island, Maniac Mansion, Day of the Tentacle... le jeu d'aventure était quelque peu tombé en désuétude. Alors certes, quelques studios tentaient de sortir des jeux très bons, je pense notamment à la série des Chevaliers de Baphomet de Charles Cecil ou encore les Gabriel Knight de Jane Jensen.

Les nouvelles machines et les graphismes de plus en plus réalistes voyaient les développeurs se pencher vers des titres qui, certes s'ils étaient de qualité, ne laissait plus vraiment place à l'aventure et surtout au scénario bien pensé. Et un beau jour de 2003, v'là t'y pas qu'un studio espagnol répondant au doux nom de Pendulo Studio nous sort Runaway : A Road Adventure. Un point'n'click bien à l'ancienne aux graphismes léchés, au scénario original et extrêmement bien écrit et à l'humour décapant.



Runaway : A Road Adventure nous narre les péripéties de Brian Basco, jeune étudiant en route vers sa nouvelle université et qui sur la route va malencontreusement percuter une jeune et jolie jeune fille du nom de Gina. Il va logiquement l'emmener à l'hôpital où celle-ci va lui révéler qu'elle est poursuivie par de dangereux gangster qui ont tué son père. Maintenant c'est après elle qu'ils en ont et le pourquoi de la question je vous laisse le découvrir en jouant à ce fabuleux jeu disponible aujourd'hui à un prix dérisoire.

Au cours de son aventure Brian va rencontrer des personnages hauts en couleur, se retrouver dans des situations rocambolesques et vivre de palpitantes péripéties au côté de Gina qui révélera ses secrets au fur et à mesure. Avec des décors faits mains, un doublage français intégral de grande qualité et un scénario haletant, Runaway est le phénix du point'n'click et marque le retour en force d'un genre sous-représenté et pourtant riche à foison.


13/10/2013

Silent Hill

On continue un peu aujourd'hui dans la série des jeux d'horreur qui collent les miquettes avec un autre grand classique du genre : Silent Hill. Et vous vous en doutez, le grand aventurier en moi ne l'a pas fait ! Même si j'aimerai sincèrement le faire car autant je ne suis pas fan des zombies et tout, mais autant une bonne ambiance horrifique pourrait me plaire. Même si je pense balancer ma manette et m'enfuir en courant au premier sursaut. Mais bon, je le lancerais bientôt, promis !

Silent Hill se différencie de son confrère Resident Evil par une approche plus psychologique de la peur. Le jeu ne cherche pas à faire sursauter le joueur mais plutôt à distiller une sensation de mal-être, de dérangeant, pour la faire éclater au moment propice et plonger les pauvres hères que nous sommes dans l'angoisse totale. Le scénario lui est digne des plus grands films tournés vers la psychologie et raconte l'histoire d'un père qui, suite à un accident de voiture aux abords de la ville de Silent Hill, décide de partir à la recherche de sa fille disparue dans ledit accident.



Là j'ai méta-simplifié le scénario, celui-ci est plus complexe et profond que ça mais tout se révèle au fur et à mesure de la progression. L'ambiance est là, lourde comme le brouillard qui s'étend sur Silent Hill et pesante comme le sentiment de peur qui nous habite lorsqu'on entend des bruits de pas, des rires d'enfants ou des grattements sans savoir d'où ils proviennent.

D'ailleurs le jeu ne mise pas vraiment sur les affrontements, en effet le personnage principal, Harry Mason, n'est pas doué avec les armes à feu. Celles-ci sont d'ailleurs très rares dans le jeu et peu fournies en munitions. Il faudra alors jouer de son intelligence et contourner les obstacles si on veut s'en sortir. De nombreuses énigmes parsèment l'aventure et il faudra une bonne dose de déduction pour s'en sortir. 

Bref Silent Hill est un survival-horror proposant sa propre identité, qu'elle soit visuelle ou scénaristique. En s'axant sur la peur psychologique et non physique il se différencie clairement de son homologue Resident Evil et réussi à proposer quelque chose d'unique et de glaçant.


11/10/2013

Resident Evil 2

Le voilà le jeu de mes rêves, mes cauchemars et mes hontes ! Diantre que ce jeu m'en a fait baver ! Vous voulez savoir pourquoi ? Voilà la petite histoire : j'ai testé la démo grâce à je ne sais plus quel CD dans un magazine. J'ai adoré les premières minutes dans les débris fumants de l'accident de voiture et la manière de se frayer un chemin jusqu'au commissariat... Bref, j'ai adoré et j'ai tanné mes parents pour avoir le jeu complet, que j'ai fini par avoir ! 

Et là, c'est le drame... Pourquoi ? Parce que j'adore faire le début, le tout début jusqu'au commissariat, mais une fois dedans ? Je progresse avec difficultés, je sursaute au moindre bruit, et c'est normal, c'est le jeu qui veut ça... Mais je n'aime pas ça. D'autant plus que je n'y arrive pas, je n'ai pas assez de munitions et/ou de plantes de soin. Bref. Je réessaye à intervalles réguliers et je vais de plus en plus loin, jusque dans les sous-sols d'Umbrella.


Alors je laisse tomber le jeu, mais je refuse de m'en séparer, conscient d'avoir une petite pépite sous la main. Jusqu'au jour où je découvre l'existence d'un petit appareil bien sympathique appelé Action Replay. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un boîtier à clipper sur la console pour avoir accès à des codes inédits pour les jeux.

Et là, à moi l'invincibilité, les munitions illimités et tutti quanti ! Alors je pense que je vais me faire crucifier mais moi j'ai adoré parcourir le jeu en toute impunité. Tout simplement parce que je voulais absolument le faire, découvrir l'univers et les décors, mais en étant incapable par moi-même, je me suis fait aider.

Et je dois avouer que j'ai kiffé tout ce que je pouvais à faire ce jeu. Je l'ai fini avec les deux personnages principaux et j'ai trouvé ça génial. Le jeu est vraiment beau, flippant, prenant, bref, tout ce que vous voulez. Après je sais que les souvenirs peuvent embellir la réalité, surtout quand je vois les screens du jeu, mais quand même, Resident Evil 2 reste une des plus belles expériences vidéoludiques que j'ai pu avoir jusqu'à maintenant.